Les casseurs qui sévissent aux quatre coins de la Suisse constituent un mouvement organisé et hiérarchisé, dont le nombre de membres est en constante augmentation.
Ils auront fait parler d'eux trois fois en septante jours. Après un passage par Genève et Lausanne, les casseurs gauchistes dits du «Black Block» ont déferlé à Berne, samedi dernier. Mêmes scènes de combat, mêmes équipements, mêmes stratégies : les rassemblements de casseurs sont devenus des rituels bien rodés.
Qui se cache sous les cagoules ? Qui s'habille en noir ? Des «soldats» commandés par un groupuscule de «vieux révolutionnaires professionnels», affirment les experts des services de renseignements. Une foule totalement hétéroclite allant du redskin au squatter écolo, ajoutent les connaisseurs du milieu.
Premier enseignement : les assauts des Black Blocks sont la plupart du temps méthodiquement organisés. Il n'y paraît pas toujours, mais des têtes pensantes préparent bel et bien, en coulisses, les actions à mener. Le Service d'analyse et de prévention (SAP) de l'Office fédéral de la police décrit quatre échelons hiérarchiques d'activistes.