Il raconte la transmission de l'exploitation entre Joseph Cabaret et son père. Joseph et sa femme Suzanne décident de reprendre l'exploitation du père. Ce dernier travaillait la ferme de manière conventionnelle avec beaucoup d'intrants et nourrissait le cheptel avec du maïs produit sur la ferme et du soja d'importation. Joseph se rend alors compte que ce système dégrade la qualité de l'eau et que cette manière de faire met en péril le travail des copains conchyliculteurs dans les estuaires. Ce film, plein d'humour, retrace ce changement de pratique et met en exergue cette opposition père fils autour du changement.
Le film montre un paysan qui change de modèle et qui choisit de développer un élevage plus économe, plus autonome, avec moins d'intrants et une forte valeur ajoutée. Ce système est basé sur le retour à l'herbe, des prairies sans engrais et à base de trèfle blanc. Une exploitation qui s'affranchit du maïs et du soja. Ce modèle a fait ses preuves et les paysans qui l'ont choisi s'en sortent mieux avec moins de travail et un revenu supérieur de 30 %.
Le modèle mis en place il y a 40 ans à partir de protéines de soja est fini. En plus des dégâts collatéraux à l'environnement, ce modèle n'est plus viable avec un coût du soja, et plus globalement des céréales, multiplié par deux. Les paysans bretons devraient repenser leur modèle, retrouver plus d'autonomie et de valeur ajoutée. Le modèle développé par le Cedapa a fait ses preuves et l'exemple de Joseph pourrait faire des petits.
(1) Cedapa : centre d'étude pour un développement agricole plus autonome.
Mercredi 27 novembre, à 20 h 30, au cinéma. En partenariat avec l'office de tourisme communautaire et le réseau au fil de l'eau. Réservation : 02 96 43 01 71 - tarif adulte : 3 €
