• Meurtres racistes à Florence: le Sénégal réagit

    Des Sénégalais ont manifesté à Florence après le meurtre de deux marchands ambulants par un militant d'extrême-droite. [Carlo Ferraro - Keystone]

    Des Sénégalais ont manifesté à Florence après le meurtre de deux marchands ambulants par un militant d'extrême-droite.

    [Carlo Ferraro - Keystone]

     

    Le meurtre de deux marchands ambulants sénégalais par un militant d'extrême-droite mardi à Florence (centre de l'Italie) n'est pas resté sans conséquences. Dakar a annoncé vouloir "faire toute la lumière sur cette affaire", tandis qu'un coup de filet dans les milieux d'extrême-droite a été mené à Rome.

    "Le gouvernement du Sénégal exprime son indignation suite au meurtre odieux perpétré sur deux de nos compatriotes vivant en Italie", souligne le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Moustapha Guirassy. Il "tient à préciser qu'aucun effort ne sera ménagé pour faire toute la lumière sur cette affaire en vue de prendre les mesures qui s'imposent", ajoute le texte, sans préciser la nature de ces mesures.

    Un habitant de Florence (centre) a tué mardi, sur un marché de la banlieue nord de la ville, deux vendeurs sénégalais qui sont morts sur le coup. Un troisième, âgé de 37 ans, a été conduit dans un état jugé très grave dans un hôpital de la capitale toscane. "Il restera paralysé à vie", selon un porte-parole de la police.

    Selon des témoignages cités sur le site internet du quotidien La Repubblica, l'auteur de l'agression, un homme corpulent aux cheveux poivre et sel, arrivé sur place à bord d'un véhicule blanc, a tiré trois coups de feu avant de repartir. Il s'est ensuite suicidé, après avoir blessé par balles deux autres personnes dans le centre historique de Florence.

    Selon les médias italiens, le tueur, un homme solitaire et déprimé souffrant de diabète, était membre de l'organisation d'extrême droite Casa Pound.

    Perquisitions

    Par ailleurs, cinq extrémistes de droite présumés appartenant au mouvement d'idéologie fasciste "Militia" ont été arrêtés mercredi matin dans les milieux d'extrême-droite romains, a-t-on appris auprès des carabiniers et du parquet de Rome.

    Au cours de cette opération qui a débuté à l'aube sous le nom de "Lama" et qui est coordonnée par le pool anti-terrorisme du parquet de Rome, une dizaine de perquisitions ont été par ailleurs menées. Les personnes arrêtées sont accusées d'association de malfaiteurs, de diffusion d'une idéologie fondée sur la haine raciale, d'apologie du fascisme, de menaces aux institutions et à leurs représentants.

    La communauté juive romaine, le maire de droite de la capitale, Gianni Alemanno, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, Renato Schifani et Gianfranco Fini, ainsi que des Roms auraient été notamment menacés par ces militants, qui auraient eu le projet de mener une série d'actions violentes.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :