• Marie Gueye, conseillère générale de Brest-Recouvrance, avec Marc Coatanée (PS finistérien) et Jacques Quillien (adjoint au maire de Brest). 

    Le rédacteur en chef du site a été condamné, hier, par le tribunal de Brest,

    pour ses propos discriminatoires à l'encontre de la conseillère générale Marie Gueye.

    Boris Le Lay, 32 ans, rédacteur en chef du site Breiz Atao, a été condamné hier par le tribunal de Brest pour « provocation à la haine raciale ». À l'issue de l'audience, la victime, Marie Gueye, conseillère générale du PS, s'est dite « satisfaite » Parce que la justice ne permet pas que l'on « franchisse impunément la ligne rouge ». L'élue, d'origine sénégalaise, a pu aussi dire aussi la « fierté » de son engagement en Bretagne, sa région de « coeur ».

    Au moment de la campagne électorale de 2011, Boris Le Lay avait, une fois de plus, déversé son fiel xénophobe sur le site internet. Après avoir pris pour cible, en janvier 2011, Yannick Martin, du bagad Kemper, c'est sur la Brestoise qu'il s'est défoulé. « Je savais que cela pourrait être dur. Mais je ne m'attendais pas à une telle violence », a confié l'élue.

    Lors de la plaidoirie, Me Pierre-Hector Rustique, avocat de Marie Gueye, a convoqué Ernest Renan, Darwin et Max Jacob en tant que « témoins de la partie civile ». La pensée contre « l'ignorance et l'imbécillité ». La connaissance qui « nous rappelle que nous sommes une seule race ». Avec ce regret : « M. Le Lay roule contre les gens honnêtes et les militants sincères qui oeuvrent pour la Bretagne ».

    En l'absence du prévenu, qui vit au Japon et qui est resté mutique face aux enquêteurs, Marie-Anne Kerisit, procureur, avait sollicité une peine dissuasive de 12 mois d'emprisonnement. Le tribunal s'est prononcé pour 4 mois de prison avec

    sursis et 15 000 € d'amende.

    Deux autres parties civiles, Marc Coatanéa, responsable finistérien du PS, et Jacques Quillien, maire-adjoint de Brest qui avait été qualifié de « traître à sa race », ont été déboutées. Précédemment condamné à une peine d'amende dans le dossier relatif à Yannick Martin, le prévenu a fait appel. Ce jugement qui devait avoir lieu hier matin au tribunal de Rennes a été reporté.

     

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  • Pierre-Louis_Meriguet

    Vox Populi Turone empoisonne le climat politique tourangeau depuis 4 ans. Ce groupuscule d’extrême droite est apparu en 2009, et n’était, au départ, qu’un groupe parmi tant d’autres dans la galaxie ultra-nationaliste. Vox populi regroupait alors néonazis (possédant par ailleurs leur propre collectif, les Loups Turons), supporters ultra du TFC (le club de foot local) et membres du FNJ, ces trois groupes s’interpénétrant joyeusement. Dirigé par Pierre-Louis Mériguet, ancien chanteur du groupe RAC Insurrection, d’obédience national-catholique, Vox populi Turone était alors très activiste et promettait de mener une action publique par mois. Pêle-mêle, dans les mois qui ont suivi, les tourangeaux ont dû supporter (protection policière oblige) : des cercles de bruits (perturbation des cercles de silence organisés par RESF), des rassemblements contre le salon de l’érotisme, une manifestation de soutien à René Galinier (retraité poursuivi pour avoir abattu sans légitime défense un cambrioleur), ainsi qu’à deux manifestations devenus des rituels annuels : une contre-gay pride en mai, et une marche des fiertés tourangelles en janvier – avancée cette année en novembre.

    Vox Populi, c’est aussi un blog sur lequel l’on peut suivre les humeurs personnelles et les revirements politiques de Pierre-Louis Mériguet. Après une période initiale très classique pour l’extrême-droite radicale avec interviews de néonazis, apologies de collabos et promotion du Rock Against Communist, Vox Populi a totalement changé de logiciel politique puisqu’après cette première période, le groupe est brusquement passé en quelques mois, à la mi-2011, à une vitrine identitaire en quête de respectabilité. Comment ? Rien de plus simple : tout comme l’extrême droite recycle les skinheads en leur mettant des costards-cravates pour cacher les tatouages néonazis, Mériguet s’est contenté de changer le décorum de son blog et de lisser le discours en enlevant les articles les plus sulfureux. Envolé le blog d’origine et ses hommages à Bardèche, Brasillach et autres Léon Degrelle, Vox populi 2.0 s’est recentré sur un discours localiste de défense du terroir tourangeau, à l’image de ce que fait Philippe Vardon à Nice.

    Vardon est en quelque sorte le mentor de Mériguet, qui l’a invité à Tours à plusieurs reprises pour animer des conférences. Ils se sont connus dans leur jeunesse, lorsque tous deux poussaient la chansonnette dans des groupes RAC. La consanguinité entre identitaires tourangeaux et niçois est telle que Mériguet va jusqu’à calquer ses façons de faire sur celles de Nissa rebella (groupe local identitaire de Vardon). Vardon se bat contre la construction d’une mosquée à Nice? Mériguet s’invente un financement public de la mosquée de Tours, en extrapolant de vagues déclarations d’une conseillère municipale. Vardon fait une commémoration en l’honneur d’une héroïne locale? Mériguet se crée une commémoration du saint local, Saint Martin, et de Maurras, né en Touraine. Vardon commémore la bataille de Lépante, victoire des chrétiens sur les musulmans? Mériguet commémore la bataille de Poitiers en 732, quitte à déplacer le lieu de la bataille vers l’Indre-et-Loire pour faire plus local. Avec, à chaque fois, des mises en scène très proches, à base de flambeaux, fumigènes et drapeaux aux armes de la ville ou de la région. Le respect de Mériguet pour Vardon est allé jusqu’à lui faire des clins d’œil (à peine discrets) sous forme de citations dans ses discours. Par exemple, lors du rassemblement commémorant la bataille de Poitiers, Mériguet a ainsi déclaré se battre « pour que les « islam hors d’Europe » que nous avons tagués sur les murs soient une promesse pour le futur » – formule qui paraphrase une chanson de Fraction Hexagone, le groupe de RAC de Vardon, intitulée « Hors d’Europe ».

    Philippe Vardon rejoint le Rassemblement Bleu Marine (ou pas)

    Le tournant respectabiliste de la mi-2011 s’est accompagné d’une perte de vitesse militante et d’une épuration des membres les moins présentables lors des actions médiatiques. Mais chez Mériguet, moins présentable ne veut pas forcément dire moins extrémiste. C’est qu’il s’y connaît en relooking, lui qui tient une boutique dans le centre de Tours spécialisée dans les marques anglaises appréciées des skinheads, comme Lonsdale et Fred Perry, mais aussi de la bourgeoisie catholique, comme Barbour ! Ainsi, les boneheads des Loups Turons sont toujours présents aux actions publiques, mais sans afficher leur attirail néonazi, qu’ils gardent pour les grandes occasions, à savoir les concerts de RAC qu’ils organisent dans la campagne tourangelle. Mais même limitée, l’épuration a quand même eu quelques effets collatéraux : la contre-gay pride 2013 a été famélique, un véritable bide pour Vox Populi, avec à peine 40 fafs face à une gay pride de 2000 personnes, quand les éditions précédentes en rameutaient quasiment le double. Pourtant Mériguet n’avait pas lésiné sur les moyens et avait créé un fantomatique « Printemps français région Centre » pour l’occasion, espérant ratisser plus large que sa base constituée de boneheads et d’ultras du TFC en surfant sur l’opposition au mariage gay. Toujours est-il qu’avec son tournant identitaire, les actions de Vox populi se sont faites plus rares et le groupe s’est concentré sur ses deux manifestations annuelles, contre-gay pride et marche de la fierté tourangelle. L’édition 2014 de cette dernière a d’ailleurs été avancée à… novembre 2013, annus horribilis qui connaîtra donc deux défilés néofascistes pour le prix d’un !

    L’avancement de la date de la marche 2014 s’explique par les ambitions municipales de Mériguet. Car, là encore comme son mentor Vardon, Mériguet a l’ambition de monter des listes électorales locales communes avec le FN ; or organiser une marche dans le plus pur style Nuremberg des champs, sans doute complaisamment relayée par la presse locale, aurait été politiquement dangereux, la mémoire de l’électeur risquant de ne pas être assez courte pour lui permettre d’oublier la tenue d’un défilé néofasciste deux mois avant les élections !

    Son ambition de s’allier au FN s’est traduite par son ralliement officiel au Rassemblement Bleu Marine en septembre 2013 (cf. photo), deux semaines avant Vardon. On peut d’ailleurs se demander jusqu’à quel point l’adhésion anticipée de Mériguet n’a pas constitué un test de tolérance du RBM à l’infiltration identitaire, préambule à l’adhésion de Vardon. Le fait est que si celui-ci, bien connu des médias nationaux, s’est révélé faire vraiment trop tache dans le tableau de la pseudo-respectabilisation du FN, et a été mis à l’écart, Mériguet, quant à lui, ne semble pas avoir été inquiété par l’état-major frontiste. Or celui-ci ne peut pas plaider l’ignorance, car le rapprochement entre FN et VP a déclenché de forts remous dans la mare aux fachos, entraînant par exemple le départ de plusieurs adhérents refusant cette alliance – à commencer par Fabien-Emmanuel Poussard, candidat frontiste aux législatives de 2012. Autant dire que l’argument du « on savait pas » ne peut pas marcher ici, à moins de démontrer une incompétence flagrante des instances centrales : si celles-ci ne sont même pas capables d’être au courant du départ de l’un de leurs 572 candidats, ça laisse rêveur sur leur capacité à diriger un pays de 65 millions d’habitants !

    Une fois encore, la stratégie de respectabilisation suivie par l’extrême droite trouve rapidement ses limites. Une fois encore, le FN et le RBM démontrent qu’ils sont toujours en liaison étroite avec les mouvances les plus radicales de la droite ultra, liées à la bonne vieille tradition bien d’chez nous néo-fasciste et collaborationiste. Sinon, pourquoi accepter Mériguet, figure bien connue localement de cette frange militante, qui plus est au prix du départ d’autres militants frontistes ? D’autant que la respectabilité a aussi ses limites du côté de Vox Populi. Le vote du mariage pour tous a échauffé les esprits de l’extrême droite tourangelle, certains proches du mouvement appelant ouvertement à « casser du pédé ». Heureusement pour l’instant, il semble qu’aucune agression homophobe n’ait encore eu lieu à Tours. En revanche, depuis plusieurs mois les provocations et les agressions violentes se multiplient contre la gauche locale. Des membres des JC et du PCF ont ainsi été attaqués par des proches de Vox populi à la sortie d’une de leurs réunions – sans être inquiétés par la police, malgré la plainte déposée. Le syndicat SUD-étudiant a été la cible de provocations multiples, les fafs allant jusqu’à venir coller sur le local syndical alors que celui-ci était occupé. D’autres se sont permis de venir provoquer le rassemblement qui se tenait devant la mairie après la mort à Paris de Clément Méric en juin dernier, bénéficiant là encore de la protection de la police. Des membres des Loups Turons, quant à eux, sont responsables de plusieurs agressions de militants de gauche ces derniers mois, et ont encore organisé un concert néonazi dans la région en mars dernier.

    Bref, rien de neuf ! Derrière la nouvelle vitrine bleue marine, l’arrière-boutique de l’extrême-droite tourangelle reste brune…

    « Des antifascistes tourangeaux »

    Voir aussi le site du collectif antifasciste tourangeau


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  •  

    (Décembre est traditionnellement en Irlande le mois des prisonniers)

    Maghaberry Prison
    Old Road
    Ballinderry Upper
    Lisburn BT28 2PT

    Aidan Coney
    Anthony Mc Donnell
    Austin Creggan
    Brendan McConville
    Brian Cavlan
    Brian Sheridan
    Cathal Kerr
    Ciarian Collins
    Colm Cassidy
    Damian Harkin
    Damien McKenna
    Damien McLaughlin
    Dee Duffy
    Dermott McFadden
    Dessie Hamill
    Dominic Dynes
    Eamon Cassidy
    Francis Carleton
    Francisco McAtammy
    Gabriel Mackle
    Gary Toman
    Gavin Coney
    Gavin Coyle
    Gerard Flannigan
    Gerard McManus
    Jason Ceulemans
    Joe Allen
    John Paul Wootton
    Kevin Concannon
    Kevin Vernon
    Kieran McLaughlin
    Mark McGuigan
    Martin Connolly
    Martin Corey
    Martin McGilloway
    Nathan Hastings
    Neil Hegarty
    Patrick Larkin
    Paul Duffy
    Phil ODonnell
    Seamus McLaughlin
    Sean Kelly
    Sean McConville
    Shane Duffy
    Stephen Murney
    Steven Mackin
    Tá McWilliams
    Thomas Hamill
    Thomas Maguire
    Tony Friel
    Tony Taylor
    Willie Wong

    Portlaoise Prison
    Portlaoise
    Co Laois
    Ireland

    Anthony Lee
    Aiden Hulme
    Bernard Dempsey
    Bobby Donohue.
    Brian Walsh
    Brion Breathnach (Brian Walsh Cork)
    Buddy Nolan
    Charles Anthony Deery
    Ciaran Burke
    Cormac Fitzpatrick
    Dalton McKevitt
    Darren Mooney
    Darren Mulholland
    David Jordan
    Dean Evans
    Dean Fitzpatrick
    Declan Phelan
    Declan Rafferty
    Desmond Christie
    Eamonn Cassidy
    Edward McGrath
    Eugene Kelly
    Finton O’Farrell
    Fra Carlton
    Gareth Byrne
    Gary Adams
    Gerard Carroll
    Gerard McGarrigle
    James Brennan
    Jim Mc Cormack
    Joe Conlon
    Joe Obrien
    John Brock
    Joseph Kirwin
    Ken O’Reilly
    Kevin Braney
    Liam Grogan
    Mathew Perry
    Michael Barr
    Michael Mc Hugh
    Michael McDonald
    Michael McKevitt
    Niall Farrell
    Nick Kendall
    Nick McBennett
    Niel Myles
    Noel Callan
    Noel Mooney
    Paddy Larkin
    Paddy Wall
    Patrick Gordon
    Patrick Tierney
    Robert Hulme
    Sean Connolly
    Sean Farrell
    Seán Ryan
    Sharif Kelly
    Stephen Fogarty
    Stephen Hendricks
    Stephen McGowan.
    Steven Vierhovan
    Tarlach Mac Dhomhnaill
    Tony Hyland
    Vincent Banks

    Hydebank womens Prison
    Hydebank Wood
    Hospital Road
    BELFAST BT8 8NA

    Christine Connor
    Sharon Rafferty

    Mountjoy Prison
    North Circular Road
    Dublin 7

    Pat Barry

     


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  • Retour sur la soirée du 11 novembre 2013 à Tours, et sur la mobilisation antifasciste initiée par le CAT

    contre la parade du groupe néofasciste Vox Populi. Score final en faveur des Antifas : et 1, et 2, et 3 – zéro !

    1ère mi-temps : Succès de la mobilisation antifasciste

    manif_Tours_11-11

    Lundi 11 novembre, le Collectif Antifasciste Tourangeau (CAT) appelait à une manifestation antifasciste pour contrer la marche de la fierté tourangelle organisée par le groupe néofasciste Vox Populi dans les rues de Tours. Résultat : une vraie réussite du camp antifasciste, dont la manifestation a réuni environ 400 personnes, avant qu’une brigade des clowns ne parachève le travail en allant ridiculiser sur le trajet de leur parcours nos néonazes du terroir, qui de leur côté ont péniblement rassemblé 80 gugusses.
    La manifestation antifasciste, qui s’est tenue à l’appel du CAT – dont c’était la 1ère apparition publique – a été un franc succès. Succès, d’abord, par le nombre de participants : 400 personnes environ, alors que les années précédentes le contre-rassemblement antifasciste peinait à atteindre les 100 personnes. Succès aussi par la diversité des participants : au-delà des forces radicales habituées de ce type d’événement, étaient représentée la quasi-totalité des organisations de gauche locales : Alternative Libertaire, Jeunes Communistes, Nouveau Parti Anticapitaliste, Front de Gauche, quelques maoïstes, jusqu’à quelques membres du MJS, ainsi que la mouvance autonome. Les syndicats avaient eux aussi répondu présents, en particulier Solidaires, dont plusieurs syndicats participent au CAT, mais on remarquait aussi la présence de membres de la CGT, et même de la CFDT, venus soutenir l’initiative.
    Fédérer toutes ces organisations est déjà en soi un succès. Mais le plus remarquable était la forte présence d’individus non-encartés, de toutes origines et de tous âges, simplement venus dire leur ras-le-bol des discours xénophobes et autoritaires qui, à Tours comme ailleurs, s’incrustent dans le champ politique et médiatique. Autre motif de satisfaction, et pas le moindre : la présence très appréciée de camarades de collectifs antifascistes d’autres villes ou régions venus pour soutenir la lutte, qui illustre la reconstitution de réseaux de solidarité antifasciste au-delà de l’échelon purement local. Espérons que ces liens se développent et se renforcent à l’avenir !

    Source : Nouvelle République

    2e mi-temps : Vox Populi, la voie de l’échec

    MANIF FACHOS

    Cette présence antifasciste, beaucoup plus massive que par le passé à Tours, a permis à la manif de déambuler longuement dans les rues du centre ville, coupant à plusieurs reprises le trajet prévu par la parade nazillone – dont le départ a du coup été retardé de plus d’une heure. Celle-ci, de son côté, a rassemblé environ 80 personnes, nettement moins que l’année dernière, mais toujours avec le décorum nazillon désormais classique, à base de flambeaux et de marche en rangs paramilitaires. Il s’agit clairement d’un bide pour Vox Populi, après celui de leur rassemblement anti-gay pride de mai dernier, d’autant que les Loups Turons semblent avoir boudé l’événement cette année. La rue serait-elle devenue secondaire pour son leader PL. Mériguet, à l’heure où il négocie avec le FN sa place sur les listes électorales – tout comme d’ailleurs sa boutique, qui s’orne depuis quelques semaines d’une annonce de bail à céder ?
    Peut-être… En tous cas, cet échec l’a passablement énervé ! Car le vernis de respectabilité qu’il s’échine à passer sur son mouvement a craqué en même temps que ses petits nerfs, révélant une réalité nettement moins séduisante, faite de violence et d’agressivité. En effet, il s’est trouvé confronté cette année à des réactions négatives des habitants – dont certains, semble-t-il, les auraient aspergés de confiture – tandis que les réactions aux terrasses des commerces étaient elles aussi franchement négatives. La goutte d’eau a été la présence de deux ou trois personnes venues tourner en dérision sa pitoyable parade, qu’elles suivaient en dansant au rythme de la chanson « Salut à Toi » des Bérus, histoire de témoigner que l’identité tourangelle est faite d’hospitalité bien plus que de xénophobie. Face à cette expression toute pacifique de leur désaccord, Mériguet n’a trouvé comme réponse que la violence physique la plus basique, commençant par une bousculade et culminant avec une agression à coups de chaise ! Agression freinée par l’intervention de la police, qui comme chaque année encadrait le défilé avec mission de protéger les nazillons, comme en témoigne le fait que les robocops surveillent toujours l’extérieur du cortège… et ont réagi en chargeant et dispersant manu militari les curieux rassemblés par l’altercation. Comme quoi les pouvoirs publics n’ont toujours pas compris de quel côté se trouve la violente !
    Comme d’habitude, Mériguet s’est ensuite fendu d’un communiqué délirant et mythomaniaque, affabulant sur « les intentions violentes » de ses victimes et justifiant sa propre violence par sa « culture de la défense ». Qu’on se le dise : pour l’extrême droite, la violence, c’est de diffuser de la musique, pas de taper sur des gens… Et le même Mériguet de venir pleurnicher en se plaignant qu’on vienne l’importuner lui, le pauvre petit « militant politique engagé dans les élections municipales » ! Confirmation, donc : des tractations sont bien en cours entre le groupuscule néofasciste identitaire Vox populi et le soi-disant « respectable » Front national, qui n’assume plus d’être d’extrême droite, mais qui accepte très bien l’extrême droite dans ses rangs.
    Quant à savoir si ces négociations vont aboutir, rien n’est encore certain, surtout après cette petite démonstration : interrogée sur le sujet par TV Tours, la secrétaire départementale du Front, Véronique Péan, est un peu embarrassée… et précise que c’est Marine elle-même qui décidera ! Cette fois, c’est sûr, les instances centrales sont au courant du rapprochement, et pour l’instant elles laissent faire : pour ceux qui en douteraient encore, une preuve de plus que le FN ne change pas, que le brun est toujours sa couleur de base, même s’il est moins apparent sous le maquillage à la truelle digne d’une voiture volée !

    Source : TV Tours


     3e mi-temps : Le ridicule

    Après avoir rapidement achevé leur parade, les néo-fascistes ont décidé de retourner dans le centre-ville, mais se sont alors trouvés face à une brigade de clowns qui avait décidé de manifester eux aussi pour la défense et promotion de l’identité tourangelle, donc du poireau tourangeau. Pris de cours, ou peut-être réalisant enfin à leur plus grande honte à quel point leur cause est ridicule, les Vox Populi ont alors investi qui une pizzéria, qui un pub irlandais – tous deux typiques, comme chacun sait, de la gastronomie tourangelle… Les suivaient les robocops, qui craignant sans doute un assaut de bisous des clowns antifas, ont pris à nouveau position en protection des fachos, sous le regard vigilant des flics en civil – qui sentant le ridicule de la situation se tenaient eux plus en retrait.
    Si le ridicule ne tue pas (toujours), en tous cas il énerve, surtout lorsqu’on est un jeune néofasciste qui se prend au sérieux… Et le facho énervé est un facho encore plus dangereux ! On a pu le constater après le départ des différents clowns – les antifas et ceux en bleu : des groupes de fachos très remontés, gants aux poings, ont longtemps traînés par groupe de vingt (sérieux, dangereux, mais pas courageux !) dans les rues du Vieux Tours, à la recherche de quelque chose sur quoi passer leurs nerfs, furetant partout mais semblant bien perdus dans des rues qui, de toute évidence, n’étaient pas les leurs…

    Car ce soir-là, comme toute l’année, Tours était, est, et reste antifasciste !

    A Tours comme ailleurs,  Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos !


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  • Alors que le monde de la chasse, Fédération nationale et Office national de la chasse et de la faune sauvage (pourtant établissement public) ont tenté de faire croire à une « normalité » du nombre d’accidents de chasse, l’ASPAS qui a dénoncé l’augmentation de 25% des ces accidents de chasse la saison dernière (augmentation de 37% depuis la saison de chasse 2011/2012) a été reçue à l’Élysée pour faire part de ses propositions et de son analyse sur ce dossier.

    L’ONCFS a compté 179 accidents contre 143 pour la saison précédente. Le nombre d’accidents mortels augmente lui aussi de façon alarmante : 21 contre 16 pour 2011-2012, 18 en 2010-2011, 19 en 2009-2010. Les non pratiquants sont de plus en plus nombreux a être victimes de ce loisir sans partage : 14% des accidents concernent des non chasseurs (promeneurs, automobilistes, vigneron…) contre 10% pour la saison 2011-2012. Déjà pour la saison précédente, le nombre des accidents de chasse avait augmenté de 12% (131 accidents en 2011-2012).

    Aujourd’hui, après une excellente écoute, dont l’ASPAS ne peut que se féliciter, l’association attend maintenant du Président de la République que la France trouve enfin une réelle normalité sur le dossier chasse.

    Notre pays est en effet le seul État européen où la chasse est pratiquée tous les jours de la semaine.

    L’ASPAS a exposé aujourd’hui ses propositions à la Présidence de la République pour que les revendications qu’elle porte depuis des années soient prises pour encadrer la chasse et les chasseurs, dans le respect de la pratiques des autres activité de pleine nature :

    • pas de chasse le dimanche, comme c’est le cas partout en Europe (plus de la moitié des accidents ont lieu le dimanche),
    • responsabilités pénales des dirigeants des structures cynégétiques,
    • instauration d’un périmètre de sécurité autour des habitations (mesure qui n’existe plus depuis 1982 sur la moitié du territoire national),
    • établissement d’une réglementation nationale pour encadrer la sécurité liée à la chasse (il n’existe plus aucun texte législatif ni réglementaire en fonction en France !). Si cette mesure avait bien été prévue par la loi chasse 2000, jamais son décret n’a été publié,
    •  examen régulier de la vue pour les chasseurs.

    L’ASPAS remettra prochainement au Président de la République sa pétition demandant que le dimanche soit jour de non chasse. Plus de 300 000 citoyens se sont associés à l’ASPAS pour que soit mise en place cette simple mesure de bon sens. Bientôt des dimanches sans chasse.

    En savoir plus sur la campagne de l’ASPAS

    Contact presse :
    Pierre Athanaze - Président de l’ASPAS : tél. 06 08 18 54 55


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